dimanche 13 avril 2008

Images sacrées :

Il s’agit-là d’une collection personnelle que j’ai récupérée lors d’un héritage de famille. Un membre de la famille était curé et les avait conservées. J’aime ces images, elles sont comme un miroir des mentalités et comportements d’une époque donnée, pas si éloignée de la nôtre. Elles témoignent aussi d’évènements de l’Histoire, de l’art religieux…Je suis parfois bien loin de certains commentaires. C’est une passion intellectuelle et en aucun cas une manière de prétendre une opinion personnelle ou une conviction religieuse ; cela reste du domaine privé de chacun. Ces images font simplement partie de mon patrimoine culturel et ce n’est pas mon intention de défendre une quelconque vérité ou de valoriser une croyance plutôt qu’une autre. Il y a beaucoup de cartes de communion. C'est avec plaisir que je les partage avec vous.

La plus ancienne date de 1896 :

Inscription manuscrite au dos : souvenir de la Première Communion de Maurice Berrier faite en la Chapelle de l’Ecole Rocroy-St-Léon, le 14 Mai 1896.

Maurice à son cher petit cousin René.













samedi 12 avril 2008

La muse à Noël

Photo de famille, tableau personnel

La Légende des 4 bougies de l'Avent

4 bougies brûlaient dans leur bougeoir de l’Avent. Le silence régnait, et on pouvait entendre les bougies se parler.

La première bougie soupirait en disant : «Mon nom est la Paix, je brille d’une lumière très claire, mais les humains ne souhaitent pas la paix, ils ne me veulent pas». La flamme se réduisit, et s’éteint.

La deuxième bougie dit : «Mon nom est la Foi, mais je suis devenue superflue. Les humains ne souhaitent plus connaître Dieu. Ma flamme n’a plus de sens ». Elle s’éteint.

Triste et avec une douce voix, la troisième bougie dit : Mon nom est Amour, je n’ai plus la force de bruler, les humains m’ignorent, ils ne voient qu’eux mêmes et pas ceux qu’ils devraient aimer » et la troisième bougie s’éteint aussi.

Un enfant arriva dans la pièce et eut les larmes aux yeux : « Votre rôle est de brûler et non pas de vous éteindre” Soudain on entendit la voix de la quatrième bougie « ne crains rien ! Aussi longtemps que je brûle, nous pouvons rallumer les autres. Mon nom est Espoir ».

Encore, jolie Muse

Photo prise au Petit Versailles, en Charolais.

Mon deuxième coup de cœur est un poème de Maurice Carême. A réciter pour le Premier Mai.

Cloches naïves du muguet,
Carillonnez ! car voici Mai !

Sous une averse de lumière,
Les arbres chantent au verger,
Et les graines du potager
Sortent en riant de la terre.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

Les yeux brillants, l'âme légère,
Les fillettes s'en vont au bois
Rejoindre les fées qui, déjà,
Dansent en rond sur la bruyère.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

Maurice Carême (1899 - 1978)

Dis-moi jolie muse


Mon premier coup de cœur, je l’ai trouvé sur le Net, je le trouve très joli ( auteur inconnu).
Idéal pour la fête des Mères, à mon avis.

Un enfant sur le point de naitre demande à Dieu : j’ai su Seigneur que j’allais bientôt être envoyé sur Terre. Comment ferais-je pour y vivre moi qui suis si petit et sans défense ?

Et Dieu lui dit : parmi tous les anges, j’en ai choisi un spécialement pour toi. Il t’attends et prendra soin de toi.

Et l’enfant demanda : ici dans le Ciel, je ne sais rien faire d’autre que chanter et sourire, ce qui est suffisant pour que je sois heureux. Est-ce que je serai heureux sur Terre ?

Dieu répondit : ton Ange chantera et sourira pour toi…Chaque jour et chaque instant, tu sentiras l’amour de ton Ange pour toi et tu seras heureux.

L’enfant demande alors : comment pourrai-je comprendre ce que l’on me dira si je ne comprends pas leur langage ?

Dieu lui dit : avec beaucoup de patience et de tendresse, ton Ange t’apprendra à parler.

Et quand je voudrais te parler ? Ton Ange joindra tes mains pour t’apprendre à prier.

L’enfant demanda encore à Dieu : j’ai entendu dire que sur Terre il y a des hommes mauvais. Qui me protègera ?

Ton Ange te défendra même s’il doit risquer sa propre vie.

Mais je serai toujours triste si je ne te vois plus, dit l’enfant.

Ton Ange te parlera de moi, te montrera la manière pour venir vers moi et je serai toujours en toi.

A ce moment il régnait une grande paix dans le Ciel mais l’enfant commença à entendre les voix venues de la Terre. Alors l’enfant supplia Dieu et lui dit : Mon Dieu, voici le moment où je dois te quitter, dis-moi, s’il te plaît comment s’appelle mon Ange.

Dieu dit : tu l’appelleras : « MAMAN ».

A la chandeleur on ne se crêpe pas le chignon


Voilà une fête que je ne connaissais pas dans mon enfance. Elle ne faisait pas partie de notre culture à la maison. J’ai vraiment commencé à la mettre en pratique pour mes enfants. Derrière le simple fait de se régaler avec de bonnes crêpes il y a encore une fois des raisons qui s’inscrivent dans la symbolique, dans l’histoire. Le tout agrémenté de petits rituels, de superstitions et traditions. Ce n’est pas le seul moment de l’année pendant lequel on se régale de manger des crêpes mais on met l’accent ce jour-là avec des petits gestes en plus. On se met à plusieurs pour faire la pâte à crêpes. Pour l’occasion on réalise une toque de cuisinier, ou ce qui s’en rapproche, avec de jolies gommettes pour la décorer. Un proverbe dit que manger de la soupe dorée à la Chandeleur porte bonheur, alors au menu soupe de légumes, surtout le maïs pour la couleur. Pourquoi pas ? Bon appétit !

En piste, Monsieur Clown !


Ha ! Carnaval ! Je jubile. Je pose un nez de clown sur mon nez, réellement lorsque c’est le déguisement que j’ai choisi, en tout cas virtuellement, c’est sûr. Je monte dans mon repaire de fantaisie : mon grenier, pour ouvrir une de mes valises qui regorgent de déguisements et accessoires, accumulés au fil des ans. Des habits rétro de mon entourage se révèlent de bons supports quelquefois. Je conserve des ceintures démodées, des cravates dépassées, des gants usés…De nouveau, un atelier coloriage est un bon départ pour que nous nous mettions dans l’ambiance. Un atelier lecture fait intervenir des petits clowns et autres joyeux lurons, au bord du lit de mes enfants, avant de s’endormir. Sourires et rêveries se posent sur les petits visages. J’aime aussi faire des découvertes et compléter mes connaissances sur les origines de telle ou telle fête, avec son cortège de traditions, de rituels. Je ne vais pas forcément assister à un grand défilé, ce qui compte c’est de s’amuser, se déguiser. Le ballet peut commencer une fois notre costume défini : Peter Pan, princesses, clown, chinoise, marin, petite fille aux allumettes, Zorro…les idées ne manquent pas pour donner vie à une multitude de complices. Pour le prochain Carnaval, je commence déjà à réfléchir et à me renseigner sur le thème de l’Egypte, une passion d’un de mes enfants. Dans notre petite ville un goûter était habituellement proposé aux enfants avec une petite animation, karaoké, magie…Puis le charmant petit cortège faisait un défilé dans les rues. L’année dernière cela n’a malheureusement pas été le cas, c’est bien dommage. J’ai fait mon petit carnaval avec mes enfants et nous sommes allés rejoindre une amie et ses enfants pour s’amuser en petit groupe. J’espère que l’année prochaine nous aurons un vrai carnaval. Rire prolonge l’espérance de vie, paraît-il. C’est bon pour le moral et la santé, il ne faudrait pas avoir peur d’en consommer sans modération. C’est vrai que l’on ne peut pas enfiler tous les jours un costume de clown, ce serait si simple. Mais cultiver ces instants magiques de fêtes et de plaisir sont un bon moyen de se renforcer contre la grisaille qui nous entoure. Cela n’empêche pas de rester lucide sur la réalité et de réagir par d’autres moyens pour ne pas devenir un spectateur passif et aveugle face aux injustices et aux incohérences de notre société. Le rire n’exclut pas la réflexion. N’est-ce pas Coluche qui s’est penché sur le malheur des plus faibles ? Et que dire de Monsieur Molière et sa malice pour dépeindre les défauts de ses contemporains, des puissants ; il a, à sa façon, permit l’évolution des mentalités. Pas d’un coup de baguette magique, mais chaque clown en nous a son utilité, même infime. Enfin c’est mon avis et ma philosophie. Peut-être qu’une fée malicieuse s’est penchée sur mon berceau, qui sait ? Pour terminer sur une note plus légère, light même, une petite blagounette pour la route :

Une petite araignée demande à sa maman :

- Qu’est-ce qu’on mange au dessert ce soir ?

- Une mouche au chocolat.

HA ! HA ! HA ! HI ! HI ! HI ! HO ! HO ! HO !

Nez crochu, turlututu ! Tutu !


Au cœur de l’automne, halloween pointe son nez crochu pour nous permettre une fois de plus de nous amuser. Américain ? Peu importe…d’ailleurs il s’agit d’une fête aux origines celtes. Fête commerciale ? Il y a des commerces bien plus condamnables, à mon avis. La mort, tabou ? Pas pour moi. De plus c’est le 31 octobre et non le jour des défunts ou de la Toussaint…Cela ne m’empêche d’avoir une pensée respectueuse pour nos chers disparus, à n’importe quel moment de l’année ainsi qu’à la journée qui leur est consacrée. De tous temps nous racontons des histoires et contes avec des ogres, des sorcières, des orphelins et cela est bon dans le cheminement de l’enfance. Pour une fois l’enfant et les grands enfants que nous restons sont autorisés à se moquer de la mort, à tourner en dérision monstres en tous genres, une façon de pouvoir les exorciser. S’amuser à faire peur aux autres, sans méchanceté ou violence, dans un esprit de jeu et de fête, est très drôle. Pouvoir se jouer de la peur est un bon moyen de faire face à ses peurs. Bref, quelle belle occasion à saisir pour se distraire et rompre la monotonie d’une saison qui ne se décline pas toujours aux couleurs de l’été indien. Place à l’imagination et la fantaisie avec en prime la panoplie de déguisements qui attendent de pouvoir s’échapper de mon grenier. Fantôme une année, sorcière une autre, citrouille, vampire, maquillage…Créer une ambiance mérite bien des efforts. Je crée un décor à la maison, mais aussi à l’extérieur. Pour cela je réutilise la cabane qui me sert de crèche à Noël. Revenons à la décoration intérieure, je suis épaulée par mes petits gnomes qui se régalent de disposer des toiles d’araignées avec leurs velues propriétaires, des fausses bien sûr. Un simple filet d’oranges peut aussi faire son effet en tant que Ersatz de demeure arachnoïde. Des bougies et bougeoirs tamiseront la pièce pour bien illustrer une ambiance gentiment inquiétante. Les ombres d’une petite sorcière, d’un petit fantôme, d’une boite remplie d’yeux fluorescents se révèlent plus mystérieuses. J’ai également des bougies électriques en forme de citrouille et je viens de m’en trouver une avec un crâne, Pirates des Caraïbes fera l’affaire. Je fais un nœud orange, avec des bandes de tissus récupérés, aux rideaux de mes fenêtres. Une année j’ai réalisé une tête avec une belle citrouille pour y mettre une bougie, j’avoue que j’étais fière du résultat car ce n’est pas si évident que ça, finalement. La dernière fois j’ai dû me rabattre sur un petit potiron car je ne trouvais rien d’autre. Qu’à cela ne tienne, j’ai dessiné un visage dessus puis je l’ai posé dans une petite panière avec des morceaux de polystyrène et des bonbons tout autour pour notre goûter d’halloween. Notre programme pour cette journée et cette soirée s’est déroulé en plusieurs étapes. L’incontournable atelier coloriage était au menu : châteaux hantés, fantômes, sorcières, crapauds, dragons, citrouilles, chats noirs…J’ai aussi proposé un concours de dessin ayant pour thème la sorcière la plus laide. Waouh ! Ce qui m’a donné l’idée de lancer un deuxième concours, celui de la grimace la plus terrible, nous l’avons tous fait à la maison, photos à l’appui pour illustrer notre galerie personnelle de monstres que nous avons scotchés sur la porte. Nos amis, invités pour le goûter, ont d’ailleurs joué le jeu, bonne rigolade devant les portraits ! Une étape qui nous a pris beaucoup de temps a été la réalisation de notre jeu de l’oie, version halloween. J’ai sélectionné plusieurs petites images sur ce thème, que nous avons colorié, découpé puis collé sur un grand carton que j’avais préparé avec des cases comme le jeu de l’oie. La partie que nous avons jouée était mémorable. Côté musique, j’ai dégoté des versions pour halloween de comptines connues et faciles à retenir pour les chanter. Dans l’après-midi nous avons regardé un film avec pour héroïne Bibi Blogsberg, la petite sorcière, c’était ma surprise pour les enfants. Après quoi, nous nous sommes déguisés, moi y compris, pour aller effrayer les habitants du quartier. Notre récolte en bonbons a été très fructueuse. Pour finir nous avons posé au côté de ma sorcière, assise tranquillement sur un banc, dans sa cabane, dans le jardin, entourée de son crapaud, son serpent et autres amis, comme par exemple… mon chat noir ! En attendant la prochaine visite des esprits d’halloween, faites de beaux rêves…Bouh !