dimanche 13 avril 2008

Images sacrées :

Il s’agit-là d’une collection personnelle que j’ai récupérée lors d’un héritage de famille. Un membre de la famille était curé et les avait conservées. J’aime ces images, elles sont comme un miroir des mentalités et comportements d’une époque donnée, pas si éloignée de la nôtre. Elles témoignent aussi d’évènements de l’Histoire, de l’art religieux…Je suis parfois bien loin de certains commentaires. C’est une passion intellectuelle et en aucun cas une manière de prétendre une opinion personnelle ou une conviction religieuse ; cela reste du domaine privé de chacun. Ces images font simplement partie de mon patrimoine culturel et ce n’est pas mon intention de défendre une quelconque vérité ou de valoriser une croyance plutôt qu’une autre. Il y a beaucoup de cartes de communion. C'est avec plaisir que je les partage avec vous.

La plus ancienne date de 1896 :

Inscription manuscrite au dos : souvenir de la Première Communion de Maurice Berrier faite en la Chapelle de l’Ecole Rocroy-St-Léon, le 14 Mai 1896.

Maurice à son cher petit cousin René.













samedi 12 avril 2008

La muse à Noël

Photo de famille, tableau personnel

La Légende des 4 bougies de l'Avent

4 bougies brûlaient dans leur bougeoir de l’Avent. Le silence régnait, et on pouvait entendre les bougies se parler.

La première bougie soupirait en disant : «Mon nom est la Paix, je brille d’une lumière très claire, mais les humains ne souhaitent pas la paix, ils ne me veulent pas». La flamme se réduisit, et s’éteint.

La deuxième bougie dit : «Mon nom est la Foi, mais je suis devenue superflue. Les humains ne souhaitent plus connaître Dieu. Ma flamme n’a plus de sens ». Elle s’éteint.

Triste et avec une douce voix, la troisième bougie dit : Mon nom est Amour, je n’ai plus la force de bruler, les humains m’ignorent, ils ne voient qu’eux mêmes et pas ceux qu’ils devraient aimer » et la troisième bougie s’éteint aussi.

Un enfant arriva dans la pièce et eut les larmes aux yeux : « Votre rôle est de brûler et non pas de vous éteindre” Soudain on entendit la voix de la quatrième bougie « ne crains rien ! Aussi longtemps que je brûle, nous pouvons rallumer les autres. Mon nom est Espoir ».

Encore, jolie Muse

Photo prise au Petit Versailles, en Charolais.

Mon deuxième coup de cœur est un poème de Maurice Carême. A réciter pour le Premier Mai.

Cloches naïves du muguet,
Carillonnez ! car voici Mai !

Sous une averse de lumière,
Les arbres chantent au verger,
Et les graines du potager
Sortent en riant de la terre.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

Les yeux brillants, l'âme légère,
Les fillettes s'en vont au bois
Rejoindre les fées qui, déjà,
Dansent en rond sur la bruyère.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

Maurice Carême (1899 - 1978)

Dis-moi jolie muse


Mon premier coup de cœur, je l’ai trouvé sur le Net, je le trouve très joli ( auteur inconnu).
Idéal pour la fête des Mères, à mon avis.

Un enfant sur le point de naitre demande à Dieu : j’ai su Seigneur que j’allais bientôt être envoyé sur Terre. Comment ferais-je pour y vivre moi qui suis si petit et sans défense ?

Et Dieu lui dit : parmi tous les anges, j’en ai choisi un spécialement pour toi. Il t’attends et prendra soin de toi.

Et l’enfant demanda : ici dans le Ciel, je ne sais rien faire d’autre que chanter et sourire, ce qui est suffisant pour que je sois heureux. Est-ce que je serai heureux sur Terre ?

Dieu répondit : ton Ange chantera et sourira pour toi…Chaque jour et chaque instant, tu sentiras l’amour de ton Ange pour toi et tu seras heureux.

L’enfant demande alors : comment pourrai-je comprendre ce que l’on me dira si je ne comprends pas leur langage ?

Dieu lui dit : avec beaucoup de patience et de tendresse, ton Ange t’apprendra à parler.

Et quand je voudrais te parler ? Ton Ange joindra tes mains pour t’apprendre à prier.

L’enfant demanda encore à Dieu : j’ai entendu dire que sur Terre il y a des hommes mauvais. Qui me protègera ?

Ton Ange te défendra même s’il doit risquer sa propre vie.

Mais je serai toujours triste si je ne te vois plus, dit l’enfant.

Ton Ange te parlera de moi, te montrera la manière pour venir vers moi et je serai toujours en toi.

A ce moment il régnait une grande paix dans le Ciel mais l’enfant commença à entendre les voix venues de la Terre. Alors l’enfant supplia Dieu et lui dit : Mon Dieu, voici le moment où je dois te quitter, dis-moi, s’il te plaît comment s’appelle mon Ange.

Dieu dit : tu l’appelleras : « MAMAN ».

A la chandeleur on ne se crêpe pas le chignon


Voilà une fête que je ne connaissais pas dans mon enfance. Elle ne faisait pas partie de notre culture à la maison. J’ai vraiment commencé à la mettre en pratique pour mes enfants. Derrière le simple fait de se régaler avec de bonnes crêpes il y a encore une fois des raisons qui s’inscrivent dans la symbolique, dans l’histoire. Le tout agrémenté de petits rituels, de superstitions et traditions. Ce n’est pas le seul moment de l’année pendant lequel on se régale de manger des crêpes mais on met l’accent ce jour-là avec des petits gestes en plus. On se met à plusieurs pour faire la pâte à crêpes. Pour l’occasion on réalise une toque de cuisinier, ou ce qui s’en rapproche, avec de jolies gommettes pour la décorer. Un proverbe dit que manger de la soupe dorée à la Chandeleur porte bonheur, alors au menu soupe de légumes, surtout le maïs pour la couleur. Pourquoi pas ? Bon appétit !

En piste, Monsieur Clown !


Ha ! Carnaval ! Je jubile. Je pose un nez de clown sur mon nez, réellement lorsque c’est le déguisement que j’ai choisi, en tout cas virtuellement, c’est sûr. Je monte dans mon repaire de fantaisie : mon grenier, pour ouvrir une de mes valises qui regorgent de déguisements et accessoires, accumulés au fil des ans. Des habits rétro de mon entourage se révèlent de bons supports quelquefois. Je conserve des ceintures démodées, des cravates dépassées, des gants usés…De nouveau, un atelier coloriage est un bon départ pour que nous nous mettions dans l’ambiance. Un atelier lecture fait intervenir des petits clowns et autres joyeux lurons, au bord du lit de mes enfants, avant de s’endormir. Sourires et rêveries se posent sur les petits visages. J’aime aussi faire des découvertes et compléter mes connaissances sur les origines de telle ou telle fête, avec son cortège de traditions, de rituels. Je ne vais pas forcément assister à un grand défilé, ce qui compte c’est de s’amuser, se déguiser. Le ballet peut commencer une fois notre costume défini : Peter Pan, princesses, clown, chinoise, marin, petite fille aux allumettes, Zorro…les idées ne manquent pas pour donner vie à une multitude de complices. Pour le prochain Carnaval, je commence déjà à réfléchir et à me renseigner sur le thème de l’Egypte, une passion d’un de mes enfants. Dans notre petite ville un goûter était habituellement proposé aux enfants avec une petite animation, karaoké, magie…Puis le charmant petit cortège faisait un défilé dans les rues. L’année dernière cela n’a malheureusement pas été le cas, c’est bien dommage. J’ai fait mon petit carnaval avec mes enfants et nous sommes allés rejoindre une amie et ses enfants pour s’amuser en petit groupe. J’espère que l’année prochaine nous aurons un vrai carnaval. Rire prolonge l’espérance de vie, paraît-il. C’est bon pour le moral et la santé, il ne faudrait pas avoir peur d’en consommer sans modération. C’est vrai que l’on ne peut pas enfiler tous les jours un costume de clown, ce serait si simple. Mais cultiver ces instants magiques de fêtes et de plaisir sont un bon moyen de se renforcer contre la grisaille qui nous entoure. Cela n’empêche pas de rester lucide sur la réalité et de réagir par d’autres moyens pour ne pas devenir un spectateur passif et aveugle face aux injustices et aux incohérences de notre société. Le rire n’exclut pas la réflexion. N’est-ce pas Coluche qui s’est penché sur le malheur des plus faibles ? Et que dire de Monsieur Molière et sa malice pour dépeindre les défauts de ses contemporains, des puissants ; il a, à sa façon, permit l’évolution des mentalités. Pas d’un coup de baguette magique, mais chaque clown en nous a son utilité, même infime. Enfin c’est mon avis et ma philosophie. Peut-être qu’une fée malicieuse s’est penchée sur mon berceau, qui sait ? Pour terminer sur une note plus légère, light même, une petite blagounette pour la route :

Une petite araignée demande à sa maman :

- Qu’est-ce qu’on mange au dessert ce soir ?

- Une mouche au chocolat.

HA ! HA ! HA ! HI ! HI ! HI ! HO ! HO ! HO !

Nez crochu, turlututu ! Tutu !


Au cœur de l’automne, halloween pointe son nez crochu pour nous permettre une fois de plus de nous amuser. Américain ? Peu importe…d’ailleurs il s’agit d’une fête aux origines celtes. Fête commerciale ? Il y a des commerces bien plus condamnables, à mon avis. La mort, tabou ? Pas pour moi. De plus c’est le 31 octobre et non le jour des défunts ou de la Toussaint…Cela ne m’empêche d’avoir une pensée respectueuse pour nos chers disparus, à n’importe quel moment de l’année ainsi qu’à la journée qui leur est consacrée. De tous temps nous racontons des histoires et contes avec des ogres, des sorcières, des orphelins et cela est bon dans le cheminement de l’enfance. Pour une fois l’enfant et les grands enfants que nous restons sont autorisés à se moquer de la mort, à tourner en dérision monstres en tous genres, une façon de pouvoir les exorciser. S’amuser à faire peur aux autres, sans méchanceté ou violence, dans un esprit de jeu et de fête, est très drôle. Pouvoir se jouer de la peur est un bon moyen de faire face à ses peurs. Bref, quelle belle occasion à saisir pour se distraire et rompre la monotonie d’une saison qui ne se décline pas toujours aux couleurs de l’été indien. Place à l’imagination et la fantaisie avec en prime la panoplie de déguisements qui attendent de pouvoir s’échapper de mon grenier. Fantôme une année, sorcière une autre, citrouille, vampire, maquillage…Créer une ambiance mérite bien des efforts. Je crée un décor à la maison, mais aussi à l’extérieur. Pour cela je réutilise la cabane qui me sert de crèche à Noël. Revenons à la décoration intérieure, je suis épaulée par mes petits gnomes qui se régalent de disposer des toiles d’araignées avec leurs velues propriétaires, des fausses bien sûr. Un simple filet d’oranges peut aussi faire son effet en tant que Ersatz de demeure arachnoïde. Des bougies et bougeoirs tamiseront la pièce pour bien illustrer une ambiance gentiment inquiétante. Les ombres d’une petite sorcière, d’un petit fantôme, d’une boite remplie d’yeux fluorescents se révèlent plus mystérieuses. J’ai également des bougies électriques en forme de citrouille et je viens de m’en trouver une avec un crâne, Pirates des Caraïbes fera l’affaire. Je fais un nœud orange, avec des bandes de tissus récupérés, aux rideaux de mes fenêtres. Une année j’ai réalisé une tête avec une belle citrouille pour y mettre une bougie, j’avoue que j’étais fière du résultat car ce n’est pas si évident que ça, finalement. La dernière fois j’ai dû me rabattre sur un petit potiron car je ne trouvais rien d’autre. Qu’à cela ne tienne, j’ai dessiné un visage dessus puis je l’ai posé dans une petite panière avec des morceaux de polystyrène et des bonbons tout autour pour notre goûter d’halloween. Notre programme pour cette journée et cette soirée s’est déroulé en plusieurs étapes. L’incontournable atelier coloriage était au menu : châteaux hantés, fantômes, sorcières, crapauds, dragons, citrouilles, chats noirs…J’ai aussi proposé un concours de dessin ayant pour thème la sorcière la plus laide. Waouh ! Ce qui m’a donné l’idée de lancer un deuxième concours, celui de la grimace la plus terrible, nous l’avons tous fait à la maison, photos à l’appui pour illustrer notre galerie personnelle de monstres que nous avons scotchés sur la porte. Nos amis, invités pour le goûter, ont d’ailleurs joué le jeu, bonne rigolade devant les portraits ! Une étape qui nous a pris beaucoup de temps a été la réalisation de notre jeu de l’oie, version halloween. J’ai sélectionné plusieurs petites images sur ce thème, que nous avons colorié, découpé puis collé sur un grand carton que j’avais préparé avec des cases comme le jeu de l’oie. La partie que nous avons jouée était mémorable. Côté musique, j’ai dégoté des versions pour halloween de comptines connues et faciles à retenir pour les chanter. Dans l’après-midi nous avons regardé un film avec pour héroïne Bibi Blogsberg, la petite sorcière, c’était ma surprise pour les enfants. Après quoi, nous nous sommes déguisés, moi y compris, pour aller effrayer les habitants du quartier. Notre récolte en bonbons a été très fructueuse. Pour finir nous avons posé au côté de ma sorcière, assise tranquillement sur un banc, dans sa cabane, dans le jardin, entourée de son crapaud, son serpent et autres amis, comme par exemple… mon chat noir ! En attendant la prochaine visite des esprits d’halloween, faites de beaux rêves…Bouh !

Sonnez, sonnez Cloches Pascales


Les fêtes de Pâques sont pour moi une période très joyeuse. L’hiver est presque derrière nous, une nouvelle lumière s’impose avec douceur et révèle les premières couleurs du Printemps. Chez moi on s’évertue alors à créer notre arc-en-ciel de bonheur. Les symboles de Pâques sont autant de coloriages possibles, vive cloches, lapins, poules et poussins, œufs ! Un papillon par-ci, une libellule par-là, des petites fleurs…explosion de couleurs ! Nous avons fait de grandes affiches avec l’inscription Joyeuses Pâques et des collages de coloriages. Nous avons aussi fait une décoration intérieure. De jolis lapins de toutes les couleurs aux fenêtres, des guirlandes de feutrines avec des poules…J’ai aussi trouvé des œufs en plastique que nous avons peint puis décoré avec divers éléments de récupération, des perles ; et avec un peu de paille dans des petits pots de fleurs en plastique que j’avais conservé, le résultat était très sympa. J’utilise aussi des paniers que je remplis ou de paille ou même de bout de guirlande dorée, j’y mets une petite poule décorative que j’ai achetée cette année à prix mini et quelques œufs en chocolat, un nœud pour finir. La deuxième partie très importante c’est la chasse aux œufs. Le temps ne se prête pas toujours pour la faire en plein air. Cette année c’était le cas. Neige chez nous pour le lundi de Pâques ! On en a profité pour faire un énorme bonhomme de neige dans le jardin avec lequel on a posé pour une photo et que l’on a baptisé « Pascal ». La chasse s’est donc passée dans la maison. Un peu d’imagination, de fantaisie et la joie des enfants reste intacte. Si la cueillette d’un enfant est plus fructueuse qu’un autre alors à la fin de la chasse on procède à un partage équitable. Ma maman fait à chaque fête de Pâques ses œufs durs teintés avec de la pelure d’oignon, c’est beau et comestible. Voilà un bonheur de plus à conserver et à entretenir.

Que je t’aime, que je t’aime !


Il y a plusieurs années déjà que je suis mariée. Comme beaucoup de couples, nous avons notre lot de soucis mais les fondations sont construites sur des pierres magiques où les bonnes fées ont mélangé à leur composition une poudre sortie de l’atelier de Cupidon. Surement la même que ce dernier utilise pour ses flèches, le coquin ! Plus sérieusement la communication est la base. La responsabilité que nous avons envers nos enfants est une motivation merveilleuse. Nous fêterons bientôt nos noces d’étain. Ce n’est pas la quantité de témoignages d’amour qui est la plus importante mais la qualité. Parfois de simples petits clins d’œil sont délicieux. Marquer le coup à la Saint Valentin n’est pas pour moi le cautionnement d’une fête commerciale supplémentaire, mais une opportunité, de plus, pour témoigner à l’élu de mon cœur que je l’aime. Pour la dernière fête des amoureux j’ai fait une petite mise en scène toute simple avec l’aide de mes enfants. Quoi de plus naturel que de les faire participer puisqu’ils sont le fruit de notre amour ! Nous avons dressé, en toute discrétion, pour faire la surprise, une belle table. Une nappe rose, de belles assiettes, des coupes, un gâteau et des bougies pour feutrer l’ambiance. Une petite pluie de confettis sur la table donnait un esprit de fête ; ce fut la partie préférée des enfants. Pour finir, le petit cadeau attendait sagement l’ouverture du bal… Puis les enfants sont allés chercher mon amoureux, les yeux fermés, et je l’ai invité à danser sur un beau slow. Nous avons tous trinqué avec un pétillant non alcoolisé, et chacun a porté un toast en l’honneur de l’Amour. Pour garder un souvenir les enfants nous ont pris en photo. L’amour ça se cultive comme un jardin dont nous sommes les jardiniers. En général je n’ai pas la main verte mais pour ce jardin-là je déploie toute mon énergie et en fait je ne suis pas le seul jardinier : mon chéri en est le deuxième et quelques fois apprentis pépiniéristes nous permettent de réaliser de belles compositions : nos enfants !

Comme les Rois Mages en Galilée

Ma crèche

Une page est tournée, les vœux ont généreusement été souhaités et le gui est toujours accroché. A la maison, nous attendons maintenant l’arrivée des Rois Mages. Je propose des coloriages à mes enfants sur ces trois mystérieux personnages et leurs montures, avec des crèches, des étoiles, des bergers… L’année passée j’ai acheté un DVD qui s’appelle « La Nativité », c’est un très beau film, émouvant, quelques soient ses convictions personnelles d’ailleurs. Un péché de gourmandise vient ponctuer cette tradition avec la fameuse Galette des Rois. Quelle soit frangipane ou briochée le rituel reste le même : le plus jeune de la famille se met sous la table pour désigner à qui revient chaque part. Le hasard fait le reste pour trouver un Roi ou une Reine, celui qui tombera sur la fameuse fève. J’essaie de choisir des galettes avec de jolies fèves, autres que les derniers films ou dessins animés. Dernière bouchée, Miam, miam ! A l’année prochaine, Balthazar, Gaspar et Melchior. J’attends maintenant la fête où Cupidon et Vénus se feront les principaux investigateurs ; je prépare mon petit arc pour décocher mes flèches à l’élu de mon cœur depuis une dizaine d’année. Pas de pitié pour ma cible ! Je vise en plein cœur. En plus je crois, je suis même sure qu’il aime ça, ce beau canaillou. Cela tombe bien, moi aussi. C’est sympa de se trouver sur la même longueur d’onde, parce qu’il ne vise pas mal, lui aussi et plus d’une fois il m’a décoché ses flèches ; touchée !

vendredi 11 avril 2008

Big Bisou, dans le coup, sous le gui


Les cadeaux sont ouverts, la bûche était bonne et les décorations de Noël sont toujours là pour prolonger la magie avant de tourner une nouvelle page. Bientôt le passage du nouvel an avec une autre occasion de se réunir en famille et se souhaiter une valise pleine de bonheur. En attendant cette soirée, la chasse au gui est ouverte. Une fois nous nous sommes ravitaillés chez un agriculteur très sympa. Il élevait des veaux et les enfants étaient ravis d’avoir une visite guidée exclusive avec d’adorables petits veaux. Pour les fêtes passées, c’est une collègue qui est venue me livrer à la maison un coffre qui débordait de gui. Et je n’exagère pas. Quel régal ! J’en ai donc offert à beaucoup de gens autour de moi en espérant que ce petit geste, superstitieux il est vrai, apporte le bonheur ou du moins une marque de fraternité. Je m’en suis aussi servi pour faire des couronnes, pour faire des compositions dans des vases avec des branches de sapins et surtout pour en suspendre dans la maison pour le baiser porte-bonheur sous le gui. Pendant la soirée mes proches se voient contraints de porter les différents couvre chefs que je dégotte. Ça va du simple chapeau à paillette, à la perruque furieusement colorée jusqu’au serre-tête de bois de cerf à clochettes. Pour la postérité certains d’entre nous n’ont pas froid aux yeux et posent tout de même devant l’objectif ! De toute façon je les harcèle afin d’immortaliser nos jolies trombines. Kitsch ? C’est encore mieux, ce n’est pas le moment pour se prendre au sérieux, il faut savoir se distraire et être légers quelquefois. Je sais faire preuve de finesse quand c’est nécessaire. Me montrer sérieuse ou tendre au gré des impératifs ou des besoins dans ma vie et celle de mes proches. Mais quand il s’agit de faire la fête, je me lâche. On se souhaite du bonheur en levant nos verres aux douze coups de minuit et on essaie de forcer un peu plus le destin en notre faveur en se donnant un baiser sous le gui. Même si la meilleure façon, finalement, de se rendre la vie plus belle, on le sait, est de garder et rendre chaque sourire reçu, chaque main tendue. Une famille unie est le meilleur pilier que l’on puisse élever. Savoir et pouvoir se dire, dans les moments difficiles, qu’il faut regarder la beauté qui nous entoure pour surmonter ces moments-là. La beauté sous toutes ses formes ; un beau coucher de soleil vous illumine et vous réchauffe, le chant d’un oiseau est apaisant, et se dire qu’un ange gardien peut prendre des formes très diverses…En dernier recours quand je suis moins en forme il me suffit parfois de faire un peu de « ronron thérapie » avec l’un de mes chats. Moi en tout cas, cela m’apaise. En plus j’ai trois chats, je peux faire un roulement…Miaou ! Faites ronronner les moteurs !

GINGLE BELL NOËL


Les fêtes de Noël et du Nouvel An sont pour moi une occasion de laisser la magie du bonheur opérer. Je me fais un plaisir de commencer les préparatifs dès le début du mois de Décembre. Nous ramassons des pommes de pin pour les peindre, pour agrémenter des couronnes…ou avec de la peinture dorée, à paillettes avec des petites branches de houx, de sapin, de gui, disposées dans une corbeille pour égayer une table. Une fois de plus la musique joue un rôle important. Pendant toute cette période nous écoutons les chants de Noël. Chez nous notre chanson préférée est : « Petit garçon ». Au programme il y a également l’incontournable rédaction de la Lettre au Père Noël à laquelle nous ajoutons de très jolis dessins pour ce gentil Monsieur dévoué aux enfants. J’imprime aussi des coloriages de Noël. Le soir papa raconte de belles histoires avec des lutins, des sapins, les rennes du Père Noël…Nous n’oublions pas de parler du petit Jésus. Avec les enfants nous avons fait de jolis marque-place, vive les colles paillettes ! Ensuite arrive la partie décoration qui est primordiale pour bien se mettre dans l’esprit de cette fête. Les traditions font partie du folklore qui égaye ce moment de l’année. Le symbole principal en est le houx. J’ai la chance d’en avoir un peu dans mon jardin et ma voisine m’en offre également. J’en ai amené au travail pour partager, de façon discrète, l’esprit de Noël. C’est très joli posé simplement sur la table, ou dans un vase ; et même pour ma grande crèche, en extérieur. J’ai accumulé au fil des ans diverses décorations de Noël que je range au grenier. Je suis toujours ravie de les ressortir chaque année comme si j’ouvrais des cadeaux. Le premier objet royal est notre sapin synthétique qui, bien décoré et illuminé, est superbe. Nous le faisons en famille et conservons notre sapin jusqu’à l’arrivée des Rois Mages. Tout semble bien classique pourtant chaque petit détail participe à l’excitation dans l’attente du jour «J ». J’allais oublier le calendrier de l’Avant. Chez nous des lutins invisibles sont spécialement désignés pour glisser une petite surprise dans chaque compartiment journalier. Ils ne passent que si les enfants sont sages… Une petite crèche se dresse, près du sapin dans la salle à manger, et une autre bien plus grande dans le jardin pour la partager avec les passants. Elle varie un peu chaque année. C’est mon père qui a construit la crèche et je l’anime avec de beaux personnages en résine principalement. Je me procure de la paille auprès d’une copine. Petite, mon père qui est tailleur de pierres faisait de grandes crèches. C’était tout un décor avec des parties en pierre et je me souviens en particulier de la mousse qu’il allait chercher dans les bois pour faire un tapis moelleux à tous les personnages. En ce qui concerne ma crèche aujourd’hui, mes chats apprécient cette maison extérieure avec des gens à l’air sympa dedans ! Une guirlande lumineuse toute simple et un petit spot mettent une dernière touche agréable pour l’admirer le soir. Mon voisinage apprécie ce tableau de saison et je suis bien heureuse d’attendrir les spectateurs imprévus. Pour le final, nous nous retrouvons en famille. Habituellement Mamie Candy fait du pain perdu, saupoudré de cannelle. Puis nous nous réunissons autour d’un bon repas et nous sommes heureux de voir la joie des enfants qui découvrent leurs cadeaux. Le père Noël est souvent là pour la distribution mais l’année dernière il a adressé un message urgent à Mamie Candy pour être sa Lutine de Noël et faire la distribution car il était en retard. Mamie Candy s’est acquittée de cette mission avec brio !
Il ne nous restait plus qu’à attendre le Réveillon du Nouvel An pour pouvoir se donner un baiser sous le gui… A suivre…